Enfin, ils envisagent de travailler…Disons que c’est bien parti : ils sont arrivés.
En cette veille de fête nationale, invités par Jules, ils ont débarqué à Thorembais-les- Béguines pour 24 heures de création intensive avec la ferme intention de commencer à pondre un nouveau spectacle. (Chœur des fans : il était temps !)
Mauvaise nouvelle, donc : ils ne seront pas de la revue du 21 juillet, au cours de laquelle il était prévu qu’ils défilent, vêtus de régimes de bananes, à la demande de la reine Fabiola, injustement privée de pomme, comme on sait.
Plantation du décor : la canicule s’est abattue, comme un couvercle de marmite, sur le domaine des Baladins du Miroir, déserté par la plupart de ses occupants pour cause de festival d’Avignon. A la recherche de l’inspiration, le quatuor est attablé devant le vieux bus anglais de Jules. On n’entend que le bruit du vent dans le feuillage et le craquement des glaçons dans le pastis.
Autour d’eux s’entassent, pêle-mêle, les partitions, les ordinateurs, les amplis, les vieux vynils, les cendriers et les sous-bocks surchargés d’idées, saisies au vol dans l’un ou l’autre bistrot de la Ville Haute. On lit sur leur visage l’angoisse de la page blanche… (à suivre)
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